Charline, boulangère itinérante

Dernière mise à jour : 8 nov.



Hautot-sur-Mer - Normandie: autour d’un thé, en bord de mer, je rencontre Charline.

Son regard est d’un bleu azur intense en écho aux couleurs de la Manche. Le grain de sa voix, très doux, presque enfantin, contraste avec son caractère affirmé et la force des convictions qui l’animent. Depuis la Normandie jusqu’à l’Ethiopie, portrait de Charline porteuse du projet de boulangerie itinérante « Made in Shasha ».

A la lecture de cet article, je l’espère de tout coeur, vous aurez comme moi, l’envie d’aider cette jeune maman dynamique. (rendez-vous à la fin de l'article).

Vous venez avec moi?

De la Normandie à L’Ethiopie, donner du sens à sa vie.

Pour Charline passer du métier d’éducatrice à celui de boulangère n’est pas une question de pas mais de changement de continent. C’est lors d’un séjour en Ethiopie, dans le village de Shashamané, qu’elle découvre les secrets de la fermentation au travers de la confection de l’injera, sorte de galette typique de la cuisine éthiopienne à base de teff. L’expérience africaine est pour la jeune femme une révélation:



« Nous vivions simplement, sans superflu», « la découverte du processus de fermentation m’a amenée à me nourrir en pleine conscience, à repenser mon rapport au temps ».



A son retour en France elle se forme à la boulangerie, passe un CAP et apprend le métier auprès de figures tutélaires: Henri Taccoen et Jacques Peschard seront ses mentors au Moulin de l’Arbalète où elle devient bénévole. Au sein de l’association, la panification se fait dans le respect du terroir et de l’humain dans un esprit de préservation et de transmission. Pour la jeune boulangère cet enseignement est précieux: « J’ai eu la chance de côtoyer des passionnés: secrets de cuisson du pain au four à gueulard, au four romain, ils ont partagé avec moi leur savoir faire ».



L’expérience « boulangère » ne s’arrête pas là pour Charline et va prendre pour elle un tournant moins bienveillant, mais pour d’autres raisons, tout aussi formateur.

C’est dans une grande surface que la jeune femme va trouver son premier emploi: exigences de production, tensions au sein des équipes et difficultés à trouver sa place dans un milieu masculin… l’apprentissage sera rude mais il en faut plus pour démotiver l’entrepreneuse normande qui va rebondir vers le projet, qui, point d’orgue de sa vie professionnelle, fait le lien entre ses expériences: la boulangerie itinérante « Made in Shasha ».


Le pain pour faire du bien et du lien.

Son projet, la jeune maman le voit comme un trait d’union entre son métier d’éducatrice et celui de boulangère: « Je souhaite transmettre mon savoir-faire à des enfants en situation de handicap », « J’ai constaté combien le fait de façonner le pain réduisait l’anxiété et agissait comme une forme de thérapie ».

Lien social, préservation des ressources, transmission, respect du produit.. le projet de Charline est porteur de sens et de valeurs qui sont plus que jamais d’actualité. La boulangerie prendra place dans une Tiny house (petite maison roulante) et abritera le nécessaire à la confection d'un pain au levain naturel avec des farines locales. Présence dans des villages sans commerces proches de son domicile (près de Londinières) pour diminuer l'impact environnemental; animations pédagogiques auprès d'institutions spécialisées le tout porté par la lumineuse Charline. Moi j'y crois et vous?


Dans l’abondance d’informations pessimistes il existe des lueurs d’espoir; prenons le temps de les découvrir, de les partager et de faire en sorte qu’elles existent pour rendre le monde meilleur.
Voici le lien pour aider Charline et avoir plus de détails sur « Made in Shasha »:

https://fr.ulule.com/made-in-sasha/


-Anne-


*Ce texte n'est pas libre de droit, toute reproduction ou emprunt est interdit sans mon consentement.








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